Les Services Postaux fut mis en place dès 1831.
En 1953, 829 bureaux et 273 agences, avec 15 000 facteurs assuraient les distributions du courrier.
La Poste aérienne fonctionna dès mars 1926. Quant aux télécommunications, les transméditerranéennes dispoaient de 6 cables
sous-marins, 4 voies radio-électriques, un faisceau hertzien de Grâce à Bugeaud (près de Bône), les Sahariennes de 2 cables souterrains et 4 faisceaux hertziens (en 1961).
En 1953 il existait, 15 Centraux et 117 000 postes téléphoniques. Pendant les 20 premières années de la présence française en Algérie, les services de la Poste furent assurés en Algérie par la trésorerie de l'armée. Les correspondances traversaient la Méditerranée également avec quelques passagers civils. En 1860, la Poste fut séparée des services de l'armée et confiée au Gouvernement Général de l'Algérie. En 1880 la Poste futrattachée à l'Administration métropolitaine.
En 1896, les services des Postes auxquels avaient été adjoints ceux du Télégraphe en 1878 et des Téléphones en 1889, furent placés sous l'autorité au Gouverneur Général.
En 1930 le nombre des bureaux de Postes s'élevait pour toute l'Algérie à 683.
Le nombre de correspondances transportés est passé de 49 millions en 1914 à 89 millions en 1926.
Le Télégraphe En 1830, le télégraphe à bras inventé par Chappe et qui consistait en la transmission de signaux mécanique répétés de poste en postes, fonctionnait déjà à travers la France depuis 30 ans.
Il fut installé à Alger en 1842 pour les besoins de l'Administration militaire. Des lignes de postes furent créées d'abord, vers le Sud, puis vers l'Ouest. Douze ans après sa mise en place il comprenait un réseau de près de 1500 km.
Les premières lignes de télégraphe électrique furent installées à partir de 1854, d'Oran à Mostaganem, d'Alger à Médéa, de Constantine à Philippeville.
En 1878, le service du télégraphe fusionna avec le service de la Poste.
En 1930, tous les bureaux de Postes étaient pourvus du télégraphe, deux types d'appareils étaient utilisés l'appareil Baudot ou l'appareil Morse. Dans les territoires du Sud, les fils télégraphiques ne desservent que les oasis, Colomb-Béchar, Ghardaîa, Ouargla, d'autres situées plus au Sud sont reliées à l'Algérie et entre elles par la
télégraphie sans fil.
Suite à la pose du cable de Bône - Marseille, les premières communications régulières eurent lieu le 1er août 1870. Depuis, six autres cables furent posés par la France, quatre entre Marseille et Alger (en 1871, 1879, 1888 et 1913) le cinquième entre Marseille et Oran (1892) le dernier entre Marseille et Philippeville (1925).
Ces cables sont équipés de l'appareil imprimeur Baudot-Picard, de plus depuis 1923 le système Duplex permettait d'utiliser chacun d'eux simultanément dans les deux sens.
" la progression du nombre de télégrammes échangés par les bureaux algériens donne une idée de l'importance et du développement du traffic télégraphique en Algérie.
- 5..717.000 télégrammes en 1900
- 11.054.000 télégrammes en 1911
- 11.854.000 télégrammes en 1912
Enfin, 13.154.000 télégrammes en 1928 dont:
- 7.000.000 intérieurs.
- 4.500.000 Franco algériens.
- 1.650.000 internationaux.
Le service de presse donne lieu à un échange quotidien de plus de 90.000 mots" Le Téléphone
Le service téléphonique fut au départ, en 1882, exploité par une Compagnie privée, la Société Générale des Téléphones qui installa et exploita les réseaux d'Oran et d'Alger.
En 1889, ce réseau fut pris en charge par l'Administration des P.T.T.
En 1900, 1910, 1920 et 1928 la longueur des lignes est passée de 469 km à 11.600, à 21.750 et à 94.400 pour 1928. Le nombre d'abonnés de 735 à 4650, à 10.900 et à 22.600 pour 1928, dont la moitiié dans le département d'Alger. Le nombre de communications entre abonnés s'est élevé pour 1928 à 41 millions 900.000 et celui des communications inter-urbaines à 17 millions 900.000.
Dans les Territoires du sud, les lignes téléphoniques ne descendaient pas au-delà de Colomb-Béchar, Ghardaîa et Ouargla en 1928.
Sur la proposition du Gouverneur Général, les assemblées financières ont adopté un vaste programme de transformation du réseau téléphonique par l'amélioration de l'outillage et
des circuits. L'outillage manuel fut partout remplacé par l'automatisme, dans les ca mpagnes comme dans les villes.
Un câble téléphonique souterrain fut installé de la frontière du Maroc à celle de la Tunisie passant par Oran, Alger et Constantine.
La longueur des circuits inter-urbains qui était de 22.270 kilomètres fut porté à 100.000 kilomètres dont 35.000 km aériens et 65.000 souterrains en 1931.