Vérités  sur  l'Algérie...

                                        ...d'avant 1962.




                    " Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation. Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie,
                   comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie. Par contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet,
                    le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde…
 » 
                     
Walter William -  Africain Américain  Professeur d'économie à l'Universitée de Virginie (Etats Unis)






 
                                                         
                                                          AMENAGEMENT ET EQUIPEMENT 02




  Routes et voies ferrées.
   Routes.  Les nombreuses routes construites par les Romains durant les cinq siècles d'occupation du Maghreb ne résistèrent pas à 14 siècles d'occupation des Vandales, des Byzantins, des Arabes et des Turcs.
En 1830 les transports se faisaient à dos d'âne, de mulet ou de chameau. Grâce à l'armée qui s'employa à construire de nombreuses voies de communications le pays comptait 100 ans plus tard, 25.000 km de routes dont 5.000 km de routes
nationales.
 En 1958, le kilométrage total atteignait 54.000 (80.000 avec les pistes sahariennes) dont 31 routes nationales.
Cinq jusqu'au désert: Alger - Ghardaïa, Philippeville - Touggourt, Bône - Négrine, et celle allant d'Oran, Arzew et Mostaganem à Aïn Séfra et Colomb Béchar.
Quatre transversales, la principale reliant le Maroc à la Tunisie par Tlemcen - Oran - Alger - Constantine.
Des diagonales, Alger - Bou Saada- Biskra, Constantine - Tébessa, Alger - Tiaret, Tiaret - Aflou - Laghouat.

Au Sahara, les pistes principales reliaient, du Nord au Sud, Ghardaïa à In Guezzam par le Hoggar, Colomb Béchar à Tindouf, Atar et au Sénégal, ainsi qu'à Gao par le Tanezrouft, Touggourt à Ouargla et au Tassili, raccordées par des  diagonales.
En 1952 ces routes étaient fréquentées par un parc automobiles de 100.000 véhicules dont 43.000 utilitaires. Les véhicules croisaient de nombreux camions et autocars de plusieurs sociétés, en 1930 , 29 lignes au départ d'Alger, 10 d'Oran 9 de Constantine.
Ces routes à travers un pays rocailleux, à travers les djebels, les vallées, ont entrainé la construction de nombreux tunnels et ponts.


                       constantine    Orléansville
                               Constantine - Pont Sidi Rached.                                         Orléansville - Pont du Chéliff.

                      Relizane      Pont sur l`oued Riou
                            Relizane. Pont et barrage.                                                       Pont sur l'oued Riou.


L’Algérie Turque n’avait pas une route, pas un pont et naturellement pas une automobile.  La circulation, les déplacements se faisaient à dos de bêtes, à pied, par de vagues sentiers tracés et entretenus par les sabots des chevaux, des ânes et par le passage des pietons.
Au début de 1925, les statistiques comptent 5.351 km de routes nationales. Les premières routes ont été tracées et construites par le Service du Génie Militaire.
En 1930, l’Algérie comptait 25.000 km de routes dont 5.000 km de routes nationales et 20.000 km de routes départementales. Les routes nationales sont constituées par des artères pricipales, notamment celle qui relie la frontière Tunisienne à la frontière Marocaine, et les voies de pénétration qui descendent jusqu’à Biskra et jusqu’à Laghouat.
En 1930, il y avait 50.000 automobile, ce nombre est augmenté annuellement de 5 à 6.000 véhicules. Soit 9 automobiles sur 1.000 habitants (population totale) et de 1 automobile sur 16 habitants si l’on ne considère que la population européenne.
Du fait que le terrain est presque partout accidenté et que de fréquentes pluies d’orages ravinent les chaussées et détériorent les ouvrages d’art, de grosses dépenses ont été engagées pour l’entretien et le développement du réseau routier.
En 1902 et en 1908, les emprunts contractés ont rapporté respectivement 50 millions et 175 millions de francs . Ces budgets stoppés pendant la grande guerre ont été  l’objet de préoccupations du Gouvernement Général qui consacre des sommes importantes. En 1928, plus de 60 millions de francs ont été dépensés, les crédits de 1929 sont d’un montant à peu près égal.

Voies ferrées.  La première ligne fut achevée en 1868, s’ajoutèrent des tronçons Philippeville-Constantine en 1870, Alger-Constantine en 1887. Une ligne Transsaharienne de Nemours à Colomb-Béchar en passant par Oujda, appelée la ligne Méditerranée-Niger, une autre ligne du CFA reliait Oran à Colomb Béchar en passant par Aïn-Sefra.

Au total 4420 km de voies ferrées. En 1954 suppression des loco à vapeur sur les lignes à voies normales remplacées par 76 diesel-électrique, mettant Oran à 5heures d’Alger dans des wagons « Inox » élégants et confortables au nombre de 60. Au total plus de 500 voitures de voyageurs et plus de 10 000 wagons de marchandises.


         Micheline  autorail renault. Alger
  
              Micheline arrivant de France à Alger.                                                          Alger - autorail Renault.



                                               Publicité chemin de fer
                                                     Publicité pour les déplacements en train du CFA.


                                                     orléansville - la gare
                                                          Orléansville - La Gare
Le premier programme de chemin de fer fut dressé en 1857, il consistait en une voie pricipale parallèle à la mer.
  • La ligne d’Alger à Blida fut ouverte à l’exploitation en 1862.
  • Celle d’Alger à Oran en même temps que la ligne Philippeville à Constantine en 1871.
  • La ligne d’Alger à Constantine fut achevée en 1886.
Un nouveau programme dressé en 1879 fut à peu près réalisé en 1890. Entre 1890 et 1900 on procéda à la réfection des anciennes lignes, en 1907 un nouveau programme de 831 km de lignes nouvelles fut dressé. L’exécution de ce programme, retardé par la guerre européenne est pratiquement achevé en 1931, à l’exception de la ligne la plus coûteuse, celle de Constantine à Djidjelli, ne sera exploitée qu’en 1932.
En 1931, la longueur totale des lignes de chemin de fer en exploitation est de 4789 km.  La plus grande partie du réseau est à voie large de 1,44m, le reste du réseau étant à voie étroite de 1,055m.
L a construction des chemin de fer algériens a coûté un milliard et demi et deux autres milliards pour l’exécution du projet de 1920.
« De la ligne d’Alger à Oran se détache à Blida une ligne qui s’avance dans l’intérieur jusqu’à Djelfa, à Orléansville s’embranche la ligne de Ténès ; à Relzane, la ligne de Mostaganem à Tiaret-Trumelet ; à Prrégaux, la ligne d’Oran-Arzew à Colomb-Béchar, Kénadsa, qui s’avance dans le Sud à 770 km d’Oran.
De Sainte Barbe du Tlélat part la ligne d’Oran à Tlemcen et à la frontière marocaine avec embranchements à Bel Abbès sur Mascara, à Tabia sur Ras-el-ma-Crampel, à Tlemcen sur Béni-Saf,
D’Oran, une autre ligne gagne Aïn-Témouchent, Dansl’Algérie orientale, sur la ligne d’Alger à la frontière tunisienne, se greffent : à Ménerville, la ligne de Tizi-Ouzou ; à Bouïra, celle d’Aumale ; à Bni-Mansour, celle de Bougie ; à El-Guerrah, celle de Biskra et Touggourt, qui pénètre à 545 km de la mer ; à Ouled-Rahmoun, la ligne d’Aïn-Beïda/Tébessa, avec embranchement sur Khenchela ; au Khroub, la ligne de Constantine-Philippeville ; à Duvivier, la ligne de Bône ; à Souk-Ahras, celle de Tébessa.
Au sud de la grande artère parallèle à la côte est amorcée une                deuxième rocade partant de Bl-Abbès, passant par Mascara et Tiaret, et qui pourra être prolongée sur Bghari et Aumale ; dans le département de Constantine, cette deuxième rocade est constituée par la ligne d’Ouled-Rahmoun à Tébessa. »







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