Vérités  sur  l'Algérie...

                                        ...d'avant 1962.




                    " Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation. Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie,
                   comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie. Par contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet,
                    le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde…
 » 
                     
Walter William -  Africain Américain  Professeur d'économie à l'Universitée de Virginie (Etats Unis)






 


                                                                 DIVERS                                     



6 septembre 2013.
J'ai, il y a quelques jours eu l'envie de regarder un film qui était passé à la télé et que j'avais enregistré. Son titre, "La guerre d'Algérie, c'était notre histoire".
En fait je n'ai regardé que les dix premières minutes de ce film. Le début, la présentation de deux historiens, vous savez ce genre d'historiens qui ne se contentent pas de faire leur travail d'historien, à savoir raconter, expliquer l'histoire qui s'est réellement passée, non le genre d'historien qui se sert de ce titre pour faire de la propagande, en général anti française.

Le premier, il devait avoir deux ans et demi ou trois quand il a quitté l'Algérie, lui ne fait que répéter ce qu'il a lu et entendu et ne répète que ce qui correspond à ce qu'il veut véhiculer, en général toujours contre le pays ou il vit bien, la France.
Le deuxième nous a appris qu'il ne voulait pas aller en Algérie faire la guerre.....le commentateur lui a demandé sans réfléchir (belle mise en scène !!) " c'était parce qu'il y avait la torture ?? "  (avec un air comme s'il ne connaissait pas déjà sa réponse), la réponse vous la connaissez, çà à été un oui (franc et massif !!!). Il ne voulait pas y aller parce qu'il y avait la torture, qu'il dise je ne voulais pas y aller parce que j'avais la trouille d'être égorgé, ok j'aurais compris....à moins qu'en France on lui ai dit qu'il risquait de se faire torturé par l'armée Française ( "faisaient" pas les cons les gars je suis avec vous... !!!!).

D'entendre cela et de voir que ce Français était fier d'annoncer qu'en fait il ne voulait pas remplir son devoir de citoyen, m'a tout simplement  écoeuré. Etre français ce n'est pas seulement avoir des droits mais c'est également accepter les devoirs, faire son service que ce soit en période de paix ou de guerre c'était un des devoirs que tous français se devait d'accomplir.

En fait le motif de ne pas vouloir y aller à cause de la torture me parait être l'excuse qui tombe à pic. Que ce soit à cause de la torture ou sans la torture certains n'ont jamais voulu faire ce service militaire. J'ai moi-même vu, pendant mon service militaire (et pourtant fait en temps de paix), des jeunes recrues tout faire pour être réformé. Dans ma section, un gars s'est fait réformé après deux mois d'armée, deux mois à jouer le malade mental.
J'ai un voisin qui n'a fait que trois mois d'armée pendant la guerre d'Algérie (et qui pourtant s'est vanté pendant un bon moment à me dire qu'il avait fais cette guerre) qui m'a avoué un jour s'être fais réformé en se balançant une gamelle d'eau bouillante sur un pied....la honte !!!

J'ai une autre petite anecdote qui démontre bien que certains sont prêt à tout pour ne pas remplir leur devoir et surtout laisser aux copains le soin de faire ce qu'ils n'ont pas le courage de faire.
Je travaillais dans une entreprise de la métallurgie, la journée terminée j'ai été comme tout le personnel aux vestiaires. En rentrant dans les locaux ou se trouvaient les lavabos, j'ai surpris une conversation d'un salarié bien plus âgé que moi qui parlait bien fort pour dire "....les pieds-noirs viennent en France, nous piquent notre boulot alors qu'ils ne sont même pas français..". Bien que je ne sois pas un violent mon sang n'a fait qu'un tour (je ne sais même pas s'il a eut le temps de le faire...ce tour) je me suis bien accroché avec lui (pour simplifier) mais séparé par les collègues de ma section la pression est retombée.

Quelques années plus tard, après le délocalisation de cette entreprise nous avons été tous dispersé dans d'autres entreprises, j'ai rencontré ce salarié. Et bien sûr l'histoire des vestiaires était pour moi oubliée, nous avons discuté dans la rue quelques minutes. Il m'a demandé ou je travaillais après ce licenciement. Puis il voulait savoir si un de ses anciens collègues de travail avait retrouvé un emploi.
Son collègue ayant été prisonnier dans un camp de concentration dès l'âge de dix huit ans avait bénéficié d'un départ à la retraite anticipé. Tout naturellement je lui ai répondu qu'il était partis en retraite et je lui ai demandé si lui aussi été en retraite, en fait je pensais qu'en ayant fait la guerre de 39 - 45 il aurait pu déjà ëtre dispensé de recherche d'emploi.
Et là je suis tombé sur mon ...si si sur mon.... car il m'a annoncé sans aucune gène que durant une bonne partie de la guerre il s'était planqué dans une cave.  " Dans une cave ??.. et pour manger ??",  ".. et bien ce sont des voisins qui m'apportaient à manger !!" (pas beau çà ????)
Lui qui insultait les pieds-noirs, qui, eux, ce sont engagés sans réfléchir pour venir défendre la mère patrie, même les musulmans se sont engagés pour venir faire cette guerre c'était un honneur, un devoir de reconnaissance pour eux. Tous ces volontaires ne se sont pas posés de questions pour endosser l'uniforme, ne se sont pas dis "mais qu'est ce qu'on va aller faire là-bas, on y habite même pas !!" non ils y ont été......(1)

Oui je suis resté sans voix, je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui dire "et vous (oui vous, car il ne voulait pas qu'on le tutoie), vous critiquiez les pieds noirs !!" non rien je lui ai dis salut et je suis partis...écoeuré.

Vous comprenez pourquoi je n'ai pas regardé plus longtemps ce film !!

La repentance, car en fait c'est bien de cela qu'il s'agit, certains devraient se poser sérieusement la question de savoir si en fait, la repentance, plutôt que de calmer les esprits dans certaines banlieues n'attise pas encore plus la haine anti française.

Et oui mettre continuellement en évidence ce qui a pu être négatif en omettant volontairement ce qui a été positif ne peut que vous rendre coupable et donc comment s'étonner des répercussions.

Quand on veut parler de cette période de l'Histoire Française il faut avoir en tête cette fameuse balance de la justtice et ne pas mettre que ce qui négatif sur un plateau, mais bien utiliser l'autre pour le positif, car il y en a.....


(1)  Guerre 1914 - 1918             situation au 11 novembre 1918.

                              - sur 170.000  Musulmans d'Algérie mobilisés, 25.700 ont été tués.
                              - sur 155.000  appelés Européens d'Algérie,   22.000 sont morts.

           A cette époque la population Musulmane était de 4 millions d'habitants, celle des Européens de 600.000.
        
                                                                     ***

      Guerre 1939 - 1945

                              - 12.500 morts sur 134.000 Musulmans.
                              - 13.600 morts sur 170.000 pieds-noirs, soit près de 35% de la population masculine Européenne.



  jj

                                                                                   *********

Sétif mai 1945.

Sur ce sujet je vous conseillerais de lire le livre de Eugène Vallet  - Les Grandes Editions Françaises. 
Son titre:   " Un drame Algérien.  La vérité sur les émeutes de mai 1945".  Un livre qui n'a pas été écrit quarante ou cinquante ans après, mais juste après ces événements, en 1948. Ce livre rassemble plusieurs témoignages des familles qui ont vécu ces émeutes et parfois ces massacres...


Voici quelques extraits de ce livre qui nous font revivre ces tristes moments.

" Nous voici donc au matin de ce triste jour", il s'agit du mardi 8 mai 1945. Ce jour avait été prévu pour fêter la victoire sur les nazis.

" Toute la ville est pavoisée. Les bâtiments publics ont arboré le grand pavois. Il n'est pas un balcon qui ne soit orné de drapeaux. Un grand défilé de toute la population est prévu pour 10 heures. Tous les enfants sont dehors, prêts à créer, par leur enthousiasme, l'atmosphère désirable en ce jour de liesse.
Vers 9h et demi, l'inspecteur de la Sureté, M.Oliviéri, ayant entendu dire qu'une manifestation indigène allait avoir lieu, va s'entendre avec les dirigeants. Ceux- ci donnent leur parole qu'aucune bannière ne sera déployée. Moyennant quoi l'autorisation de défiler est accordée. Ce défilé indigène est précédé des scouts musulmans.
Aussitôt après eux vient une énorme masse indigènes, précédés de bannières portant des inscriptions: " Vive Messali !", " L'Algérie à nous ! ", " A bas la colonisation !", etc, le point de rassemblement était dans la zone du parc à fourrages, centre géométrique de toutes les cités indigènes.
Aucune bannière ne réclame du pain ou de la semoule. Il s'agit donc bien là d'une manifestation politique et non pas d'une manifestation faite par des affamés" 


Plus loin

" Les Français rencontrés par les assaillants sont battus ou assommés. Ils ne trouvent leur salut qu'en se réfugiant dans les couloirs des maisons les plus proches, ou chez les particuliers. Au local " Scouts de France" 300 enfants sont rassemblés.
Les aînés sont prêts à se sacrifier, mais la vague déferle devant eux, se rendant au marché, qui est rempli d'indigènes des campagnes. En cours de route, elle abat les Français rencontrés. Ceux qui n'ont pas d'armes cassent des branches d'arbres. Surpris au marché, les Français sont tués à coups de debbous ou à coups de cailloux. Les you-you des femmes encouragent les émeutiers.

En cours de route, Denin, agent des P.T.T, chef communiste, est abattu d'un coup de gourdin, un coup de couteau lui perfore la plèvre. Etant à terre, ses avant bras sont sectionnés à coups de hache."

" Emile Dussaix, père de cinq enfants, a été froidement assassiné par un indigène qu'il connaissait et à qui il a dit " tu ne vas pas me tuer !",  "toi, comme les autres !" lui fut-il répondu, pendant qu'il recevait un coup de revolver mortel, tiré à bout portant.
Peguin, directeur d'école indigène, a été tué également. Il a été achevé dans des conditions horribles. On a constaté sur sa tête de grosses ecchymoses dues à des coups de talon. Le cou était à demi tranché, l'oreille gauche complètement détachée, 14 coups de boussadis et de sabre étaient relevés au flanc et au bras droits. La montre et le portefeuille de la victime ont été retrouvés sur le corps."


Il y a également la déposition de l'assassin de la femme du garde forestier, tuée à Ain Settah.

" Je me rendais, dit il, au marché d'El Arba (Béni Medjaled) quand je rencontrais le nommé Fouzer, qui me dit: " La guerre sainte est déclarée, les Français sont battus partout, c'est le moment de les exterminer."
Je retournais prendre mon fusil, chargé de chevrotines et, avec environs 40 indigènes, suivant le même sentier, je me dirigeais vers la maison forestière d'Ain Settah. Une Française, Mme Devèze, était encore là, réfugiée chez le garde indigène, le mari avait été tué deux heures auparavant, près du marché; le brigadier Dupont et le garde Morelli massacrés le matin, au cours d'une tournée.

Un des nôtres pénétrait alors dans la demeure du garde indigène et en ressortait, tenant par la main Mme Devèze. Elle paraissait terrifiée.
Elle fut menée au coin d'un bois et là, l'un après l'autre, chacun de nous la violait, sans qu'elle puisse opposer la moindre défense.
Comme j'étais le plus jeune, je passais le dernier. Je la fis mettre à genoux et la violait par derrière, puis je prenais mon fusil et le déchargeais dans le dos de cette femme. Comme elle n'était que blessée, deux autres camarades l'ont achevée".


Il est vrai que ces extraits sont durs à supporter mais ce sont des faits réels...et ce livre dévoile la plupart de ces massacres....après avoir lu ce livre vous saurez qui sont les responsables de cette tuerie.
       

                                                                            livre un drame algeri 




                                                                                             **************



Un article de presse qui devrait interesser tous ceux qui contestent l'existence de cette menace envers les Pieds-Noirs en 1962, "la valise ou le cercueil".
Cet article de presse paru dans "Le Quotidien d'Oran" en date du 7 décembre 2013, après le décès de Mr Nelson Mandela, écris par Kamel Daoud.

Je cite:  
" Malheureusement, nous n'avons pas eu un Mandela en 62, Mandela Nelson est mort. Le monde va saluer sa vie, son oeuvre, son sourire, sa mort et sa philosophie. Et nous Algériens ? Faire de même dans la longue procession de l'hommage.
Mais au-delà ? Un regret secret, une amertume. Le chroniqueur l'avait écrit un jour: Et si on avait eu Mandela en 62 et pas Ben Bella ? Et si on avait la Vérité avant la Réconciliation et pas la Réconciliation sans la Vérité, comme avec Bouteflika ? Et si...

On ose alors le tabou parce que c'est un grand rêve éveillé: une Algérie qui n'aurait pas chassé les Français Algériens mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine. Une Algérie de la couleur de l'arc en ciel. L'Afrique du Sud de Mandela a eu son OAS, ses Pieds-Noirs, ses colons, ses fermiers blancs, ses radicaux noirs, ses traitres, ses torturés et ses Aussarresses et ses Larbi Ben M'hidi.

Sauf qu'avec Mandela le choix avait été de faire passer le pays avant les procès et les vengeances et de construire, en ouvrant les bras. La valise ou la mort n'était pas le slogan de Mandela malgré l'histoire douloureuse de cet homme touché dans sa chair, et l'histoire des siens, tués, torturés, assassinés. L'homme avait une vision que nous n'avons pas eue et a sauvé son pays de la guerre civile et des tueries et des grandes vanités chauvines. Le "62" de l'Afrique du Sud, par cet homme, n'a pas connu sa crise de l'été, les guerres fratricides entre clans, les massacrés de Oued Sly, ni les coups d'état cycliques ni la main mise des casernes et des polices politiques sur le pays. Parce que Mandela voyait loin, les Blancs n'ont pas été chassés et massacrés ou exclus au nom d'Allah ou de l'identité. Les chars n'ont pas roulé vers la capitale de ce pays pour y violer la légitimité et on n'aurait pas cédé à l'illusion du socialisme, nous n'aurions pas été malades du butin et du bien-vacant et nous aurions évité les révolutions agraires et futiles qui ont détruit la propriété et la valeur du travail et notre patriotisme n'aurait pas été dégradé en propagandes et persécutions.


Un Mandela algérien nous aurait évité la seconde guerre des années 90, sa fausse conclusion par référendum risible et un président à vie, unique dans le monde, parce que un Mandela algérien aurait imposé la dignité des deux mandats et pas plus.

Nous aurions fait les bons choix, nous aurions jeté les armes, les machettes dans l'océan, nous aurions choisi de sourire à l'adversaire et pas de l'assassiner et nous aurions fait coïncidé, chaque jour venant, le mot liberté et le mot libération. Un Mandela algérien nous aurai appris que la violence subie n'est pas nécessaire à rendre, justement pour casser le cycle.

Un Mandela algérien nous aurait évité le pays actuel, ses mauvaises convictions, nos mauvais jours et des molles dictatures et ses gabegies. Nous aurions perdu moins de vies et moins de temps et nous aurions été un grand pays. Car cet homme est l'un des très rares à avoir donné sens à la décolonisation. Toutes les autres épopées ont mal fini: la décolonisation glorieuse y a été menée à la dictature hideuse ou sournoise. Au massacre, aux caricatures sanguinaires et au sous-développement. C'est à dire que l'on ne décolonise pas avec les armes, mais avec l'âme. Décoloniser n'est pas vaincre le colon mais le démon en soi. Adieu l'homme au sourire qui dénoue"




                                                                 
                                                                     **********                                                                                
   Désinformation et manipulation.
                                       

    Comment une fête de jeunes soldats, peut devenir une preuve de la torture..


                                                        desinf 01                                                 
                                       La photo d'origine, des militaires s'amusent autour d'un tourne disque Teppaz.

                                                           
                                                                  En retirant la partie ou figure le Teppaz... 
  
                                                                   

                                                                                desinf 03


   
                  On obtient une soi-disante preuve d'une séance de torture, une photo qui circulera pendant des années !!


                                                                    desinf 02


           Malheureusement ce n'est pas la seule désinformation et manipulation


                                                         ********      
 

29 novembre 2014

Lu dans le journal El Watan du 13 novembre 2014.


"Non loin de la grande poste se tient une expo de vieilles photos et cartes postales anciennes. Beaucoup de jeunes surtout des étudiants, s'arrêtent, fouillent, regardent ces photos de la rue Dumont-d'Urville (rue Abane Ramdane) en 1930 et surtout commentent: " Il paraît que c'était la belle époque. Nous sommes nés dans les années 90 et tout ce que l'on apprend de l'Algérie c'est le terrorisme, l'incivisme, la misère".

A travers les réseaux sociaux on retrouve cette même nostalgie du passé. Des centaines de pages consacrées à ces vieilles photos et cartes postales anciennes et l'on note des commentaires flatteurs: "C'était tellement propre", "Je donnerais tout pour vivre ces années là", "La différence est immense", "Autrefois on vivait mieux", "L'Algérie avait plus de valeur à l'étranger".

Aujourd'hui je suis trop triste et je suis même très déçu, affirme Hacène, qui gère la page "Algérie à une certaine époque" et se dit fasciné par le charme de la ville d'Alger avec le respect, la "horma", la quiètude, les femmes en haïk, la plus belle époque qu'a connu l'Algérie.

Je me souviens de cette confidence de mon ami Boubekeur (goal de la sélection algérienne et de l'équipe de l'A.S Monaco) avant qu'il ne nous quitte définitivement:  "Avant, quand j'allais à Bab-el-Oued avec mes amis c'était la joie de vivre, le bonheur, les rires, l'amitié. Aujourd'hui quand il m'arrive d'y passer, je pleure..."

Hassène Zerkine, grand collectionneur, raconte: " Quand j'ai commencé cette collection, il y a 40 ans, j'étais loin d'imaginer les questions que se posent les jeunes aujourd'hui. Une grande partie des Algériens qui ont vécu l'époque coloniale n'est plus et ceux qui sont nés au cours des années 50/60 n'ont de ce passé que des images de guerre. Nombreux donc ignorent que leur passé ne se limite pas à la révolution de 1954." 
Ils ne savent pas qu'il y avait autre chose aussi. Que les gens vivaient, fêtaient les mariages, allaient au cinéma, à la plage, au théatre, qu'il y avait une vie culturelle, sportive, artistique. A lire les commentaires sur ma page Facebook je retiens, bien sûr, la classique nostalgie du passé mais, en contraste avec la situation dégradée de l'environnement et de l'insalubrité qui règne dans l'Algérie indépendante. Cette nostalgie c'est celle de l'ordre et de la propreté coloniaux. Je m'étonne toujours du fait que les jeunes Algériens "idéalisent" la période coloniale, dépassant ainsi le but recherché par cette exposition qui n'avait pour objectif que de présenter le progrès et la civilisation apportés par la France. La décadence c'est à travers la tenue vestimentaire que je la constate. Regardez ces jeunes dames sans hijab, djebab, où je ne sais quel autre accoutrement qu'elles utilisent de nos jours. C'est ce côté de l'histoire de notre pays que je veux montrer, ce côté que les médias occultent complètement. Et le constat génèral est: " C'était le bon vieux temps".


                                                                        ************  

 Il se passe quelque chose d'assez extraordinaire en Algérie:  la nostalgie du passé par les jeunes Algériens.

 
    Je lis dans le quotidien « El Watan » de ce 13 novembre un article qui me touche énormément. Pourquoi ?
Non loin de la Grande Poste d’Alger se tient une exposition de vieilles photos et cartes postales anciennes. Des passants, beaucoup de jeunes surtout des étudiants, s’arrêtent, fouillent, regardent cette photos de la rue Dumont-d’Urville en 1930 (rue Abane Ramdane) et surtout commentent :
« Il paraît que c’était la belle époque. Nous sommes nés dans les années 90 et tout ce que l’on apprend de l’Algérie c’est le terrorisme, l’incivisme, la misère ».
     A travers les réseaux sociaux on retrouve cette même nostalgie du passé. Des centaines de pages consacrées à ces vieilles photos et cartes postales anciennes et l’on note des commentaires flatteurs : « C’était tellement propre », « Je donnerai tout pour vivre ces années-là », « La différence est immense », « Autrefois on vivait mieux », « L’Algérie avait plus de valeur à l’étranger ».
 
  Aujourd’hui je suis trop triste et je suis même très déçu, affirme Hacène, qui gère la page « Algérie à une certaine époque » et se dit fasciné par le charme de la ville d’Alger avec le respect, la « horma », la quiétude, les femmes en haïk, la plus belle époque qu’a connu l’Algérie.
  Je me souviens de cette confidence de mon ami Boubekeur (qui fut goal de la sélection algérienne et de l’équipe de l’A.S.Monaco) avant qu’il ne nous quitte définitivement :
« Avant, quand j’allais à Bab-el-Oued avec mes amis c’était la joie de vivre, le bonheur, les rires, l’amitié. Aujourd’hui quand il m’arrive d’y passer, je pleure… ».
 
    Hassène Zerkine, grand collectionneur, raconte : « Quand j’ai commencé cette collection, il y a 40 ans, j’étais loin d’imaginer les questions que se posent les jeunes aujourd’hui. Une grande partie des Algériens qui ont vécu l’époque coloniale n’est plus et ceux qui sont nés au cours des années 50/60 n’ont de ce passé que des images de guerre. Nombreux donc ignorent que leur passé ne se limite pas à la « révolution de 1954 ». Ils ne savent pas qu’il y avait autre chose aussi. Que les gens vivaient, fêtaient les mariages, allaient au cinéma, à la plage, au théâtre, qu’il y avait une vie culturelle, sportive, artistique. A lire les commentaires sur ma page Facebook je retiens, bien sûr, la classique nostalgie du passé mais, en contraste avec la situation dégradée de l’environnement et de l’insalubrité qui règne dans l’Algérie indépendante. Cette nostalgie c’est celle de l’ordre et de la propreté coloniaux. Je m’étonne toujours du fait que les jeunes Algériens « idéalisent » la période coloniale, dépassant ainsi le but recherché par cette exposition qui n’avait pour objectif que de présenter le progrès et la civilisation apportés par la France. La décadence c’est à travers la tenue vestimentaire que je la constate. Regardez ces jeunes dames sans hijab, djebab, où je ne sais quel autre accoutrement qu’elles utilisent de nos jours. C’est ce côté de l’histoire de notre pays que je veux montrer, ce côté que les médias occultent complètement. Et le constat général est : « C’était le bon vieux temps ».

                                                                                       
                                                                                     *****************
   

Rajout du Dimanche 5 juillet 2015

La télévision française nous a proposé deux documentaires sur l'Algérie.  "L'Algérie vue du ciel" par Yann Arthus-Bertrand  sur France 2 et sur France 3  Thalassa avec pour titre "L'Algérie une mer retrouvée"

Voici ce que pense l'écrivain Manuel Gomez

En accompagnement du voyage éclair de François Hollande à Alger, la télévision française nous a proposé deux documentaires sur l’Algérie :« L’Algérie vue du ciel » par Yann Arthus-Bertrand, sur France 2. Un documentaire magnifique qui nous a enchanté, mais, hélas, commenté par Yazid Tizi dans un texte très engagé et rempli de contre-vérités historiques. Tout à fait regrettable et inutile, car la beauté des paysages se suffisait à elle-même.
Le second, en revanche, offert par France 3 et son magazine « Thalassa » sous le titre « L’Algérie, une mer retrouvée », est fortement sujet à polémique, notamment de la part des Algériens eux-mêmes.

En effet, relaté par Mediapart le 13 juin, des reporters de l’émission se sont livrés à des commentaires peu flatteurs sur ce document filmé en Algérie et distribué dans plusieurs cinémathèques.
Selon le quotidien algérien Liberté du 15 juin 2015, ce documentaire (« L’Algérie, une mer retrouvée ») nous a présenté une Algérie de carte postale, avec des allures d’eldorado touristique, une sorte de Nouvelle-Calédonie sans Kanak. Des plages immaculées car nettoyées avant chaque prise de vues et filmées en vertu d’autorisations délivrées par huit ministres, sans que cela soit mentionné à l’antenne par les producteurs et réalisateurs.

Le documentaire a consterné les Algériens qui l’ont visionné. Il présentait des sites paradisiaques, des sports d’été, une harmonie de vie sans faille, etc. Les Algériens avaient la réelle impression de découvrir les côtes d’un pays étranger et non pas les plages jonchées d’ordures de toutes sortes que le commun des citoyens algérien fréquente.
Pourquoi vouloir à tout prix, même au prix de mensonges, vouloir donner de l’Algérie actuelle l’image de l’Algérie d’il y a soixante ans, l’image de l’Algérie « vivante », propre, gaie, où il faisait bon être venu au monde, grandir, vivre ? Écoutons certains intellectuels algériens qui ne sont pas aveuglés par une propagande destructrice et une indignation de mauvais aloi.

L’Algérie qui fait s’écrier, à la journaliste Raïna Raïkoum dans Le Quotidien d’Oran : « Des milliers de bouteilles vides d’eau minérale emportées par le vent, roulant sur l’asphalte. Une terrible saleté sur les plages algériennes, des sachets, des détritus. Pas la saleté habituelle mais une saleté plus ample, plus grave, qui dure. Fallait-il libérer ce pays avec du sang pour, au final, le noyer dans la saleté ? »

Et toujours dans Le Quotidien d’Oran, Ahmed Farrah : « Le malheur d’une certaine frange d’Algériens (les vieux), c’est d’avoir des repères que les jeunes n’ont pas. L’indépendance a fait la fierté de notre peuple, mais peut-on, aujourd’hui, parler de fierté en Algérie alors que la régression est partout visible à rendre myope ? […] Il n’est nullement question de sentiments nostalgiques “pieds-noirisés”, ni de l’idéalisation d’un passé décomposé, mais simplement de rappeler que l’Algérien était alors travailleur, laborieux, appliqué, consciencieux, bien élevé, respectueux, sociable, pacifique et civilisé. Une fois le « colon » chassé, où en sommes-nous un demi-siècle plus tard ? On récolte ce que l’on a semé ! »

Le lac de Reghaïa, ce joyau de la nature à seulement 30 km d’Alger, est décrit comme un paradis puant, dans El Watan du 11 avril : « Un marécage aux odeurs pestilentielles, des marais aux eaux verdâtres où il est nécessaire de se boucher le nez pour l’approcher. »
Ne serait-il pas plus honnête de présenter aux Algériens et aux Français le visage de l’Algérie telle qu’elle est devenue après un demi-siècle d’indépendance, et non pas de tenter de l’enjoliver pour le plaisir de quelques-uns et un déni de la réalité ?"      Manuel  Gomez


                                                                                           *****************


Suite en page 2...

 

                                     


 
 
 
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